11 avril 2007

D'être à gauche en France en l'an 2007

Alors c'est fini ? C'est bien fini ?

L'idéologie des lumières est morte ? Tout ce qui faisait que j'aime mon pays est il entrain de disparaître ?
La peur, l'individualisme, le rejet de l'autre, la soif immodérée de l'argent et de la richesse l'auraient ils emporté définitivement sur le partage, la fraternité, la tolérance, le progrès et surtout LA LIBERTE ?

Sont-ce Le Pen et Sarkozy qui ont réussi à transformer si radicalement nos valeurs ? Ou bien ont-ils juste permis à notre peuple de se libérer de sentiments qu'il avait déjà, enfouis au plus profond de lui même ? C'est une question fondamentale, et j'invite les sociologues, jamais aussi peu médiatisés qu'aujourd'hui, à s'en emparer, et m'aider à y répondre.
Sans doute est ce un mélange des deux. Sans doute nos deux compères extrémistes ont ils fait rejaillir des rancoeurs enfouies, qu'ils ont réussi à accentuer par un subtil mélange de communication.

Je crois que j'ai commencé à développer ma pensée de gauche un soir du 12 juillet 1998. Ca m'est apparu comme une évidence : Oui, le bonheur commun est possible ! Oui la fraternité existe quand le bonheur est commun ! Utopiste ? Certes ! Et je l'assume parfaitement.

Qu'est ce qu'une utopie ?

Définition du Wikipédia : L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. Une utopie peut être un régime politique idéal, une société parfaite (sans injustice par exemple), ou aussi une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie.
Bien ! Mais une utopie est irréalisable n'est ce pas ?
Connaissez vous la signification d'une asymptote en math ?
En bref, c'est un point vers lequel une courbe va se rapprocher constamment, jusqu'à l'infiniment petit, sans toutefois pouvoir jamais l'atteindre.
Pour moi, la société est la courbe, l'utopie son asymptote.

Et pourtant plus personne aujourd'hui ne semble vouloir tendre vers celle ci. Pire, il semble que l'on veuille rebrousser chemin !

La définition de la société, gravée en lettres d'Or par nos prédécesseurs dans la deuxième version de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, acte constitutionnel de la Première République :

"Le but de la société est le bonheur commun."

Tentons de ne jamais l'oublier...

Car la seule valeur dans laquelle la France a toujours été première et précurseur, c'est dans son humanisme. Et la qualité de notre vie est appréciée de tous les étrangers, et surtout des anglo-saxons, qui nous envient alors qu'ils constituent le modèle à suivre pour Sarkozy.

Alors on veut que la France retrouve sa puissance ? Économiquement, c'est pourtant fichu, il faut s'y faire, et c'est dû à des raisons démographiques que nous ne maîtrisons pas.

La seule puissance que nous avons c'est celle des idées, de notre identité (qui est sociale, et tolérante, et non nationaliste comme le prétend Le Pen).

Alors gardons ce leadership !

Dans ce climat hostile et délétère, j'ai demandé autour de moi s'ils se sentaient plus à l'aise dans la France et sa société aujourd'hui qu'entre 1997 et 2002. Même les personnes de droite m'ont répondu non. Incroyable n'est ce pas ? Mais d'après eux le monde aurait changé et c'est surtout dû à cela qu'ils voteraient à droite. Et Sarkozy réglerait tous nos problème. Pourquoi donc ne l'a t'il pas fait alors qu'il a quasiment gouverné la France pendant 5 ans. Période où l'on a eu des troubles civiles seulement comparables à ceux de 1968 !!!

Et vous... Comment vous sentez vous depuis 5 ans ?

Etre de gauche aujourd'hui, c'est rechercher la liberté. C'est croire au bonheur commun par le rejet de la haine et la haine du rejet. C'est chercher sans cesse à aller vers une société parfaite. C'est rechercher la justice dans ses applications le plus profondes, et vaincre toutes les injustices. C'est également se dire que le travail n'est pas la vie, mais qu'il permet de vivre et de s'accomplir. C'est rechercher constamment le progrès, qu'il soit économique, social, ou societal. C'est se dire que tout Homme vaut la peine que l'on s'intéresse à lui, et que l'on l'aide à s'accomplie. C'est se dire que tout le monde a droit à une deuxième chance.

Être de Gauche, c'est de se dire qu'un jour, on vivra ensemble.

Arrêtons la chute, et reprenons la voie du progrès.

Alors français, peu importe les candidats, peu importe les petites idées et mesurettes. Peu importe pour qui vous voterez. Mais si vous croyez toujours à cette société, à ses buts, aux idéaux qui ont forgés notre pays, alors s'il vous plaît,


Votez à Gauche !

27 février 2007

Bayrou, le centrisme, et le "ni-ni"

Il était temps je crois de parler ici de François Bayrou. Ne serait ce que parce que j'ai un temps évoqué la possibilité de voter pour lui. Et en ce temps de vague médiatique qui semble lui être propice, je pense qu'il n'est pas inutile que l'on instaure un débat sur cet homme qui fait désormais partie de la course...
Je ne tient absolument pas à dresser un procès de l'homme qu'est M. Bayrou, que j'apprécie, et pour lequel j'ai beaucoup de respect, malgré son manque d'expérience en politique, et ses revers lors de son rare exercice du pouvoir (je rappelle, puisque les médias semblent ne pas vouloir le faire, qu'il est l'auteur des grandes manifestations de 94 pour défendre l'école laïque).

Bayrou à toujours eu dans sa vie une vision de la société de droite. La droite elle même le dit, alors qu'elle n'a rien à gagner en le communiquant !
Alors qu'il plaise à un éléctorat de gauche comme DSK plairait à un électorat de droite, ca n'est pas dérangeant : on apprécie sa modération.
Mais de là à ce qu'un élécteur de gauche vote pour lui...

Mais j'ai surtout envie de dénoncer cet état d'esprit bien français qu'est le "ni-ni", expression que j'emprunte à un éminent journaliste de droite, Franz-Olivier Giesbert qui décrit très bien ce trouble de notre pays.
Un bon thème de sondage pour nos si brillants instituts :
Question au téléphone : "De la phrase "Ni de gauche - Ni de droite" diriez vous qu'elle vous correspond :
  1. Tout à fait
  2. Assez
  3. Moyennement
  4. Pas du tout"
Je n'ose à peine imaginer le resultat d'un tel sondage.
Malheureusement c'est une réalité, et c'est ce qu'on compris les chargés de communication de François Bayrou, s'engouffrant dans cette énorme niche du grand marché aux voies.

Pourquoi ce "ni-ni"? Pourquoi les français, peuple historiquement si politisé, en arrive t'il à se detourner des deux projets de société imbibant l'ensemble de sa culture et de son histoire ?
Pas de risque ! Pas de dispute! Pas de risque de dispute ! "Oh moi je suis ni de gauche, ni de droite" : franchement, pour moi ca ne veut rien dire, à part qu'il ne s'interesse à rien ou qu'il a pas le courage de ses idées et opinions.
Chacun de nous possède forcément (même si cela peut changer au cours de la vie), une vision à long terme de notre pays qui correspond (a peu près) à la gauche ou à la droite. Ou alors n'ont ils plus de vision à long terme, plus de but de société, plus d'utopie du "vivre ensemble". Et c'est plutot cela qui m'inquiète.
Car Bayrou n'a AUCUN projet. A part sa super théorie d'un projet qui coute Zéro €. Doit y'en avoir des choses dans ce projet !
Il le lui dit lui même : il n'a pas de dogme ! Et il s'en targue le bougre !!! Moi, honnetement, je trouve cela scandaleux !

Comment peut-on gouverner sans vision pour le futur ? Sans parti politique puissant ?
Les gens ne voient plus le clivage gauche-droite ? Qu'ils s'amusent donc à en mettre des deux camps dans un même gouvernement, et les francais redecouvriront peut être la différence.

Quel bonne idée : La cariole n'avancait pas assez vite en étant tirée tous les 5 ans, dans un sens, puis dans l'autre. Alors, on eu l'ambition de mettre un cheval dans chaque direction, et la cariole au centre...

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05 janvier 2007

Des entreprises en France

J'avais envie de parler de ce qui est un sujet plus ou moins tabou dans la politique francaise, et dans le coeur des francais : l'entreprise privé.
Il y a plusieurs facteurs qui, à mon sens, ralentissent l'économie de notre pays.

En effet, j'ai les mèches qui frisent en ce moment. C'est vrai que l'humidité ambiante n'aide pas, mais c'est surtout d'entendre pas mal de mes connaiscances et de politiques dire que l'attachement aux PME dans notre pays constitue une force.
C'est une idée chiraquienne admise comme un fait par un très grand nombre de francais, sans qu'aucun argument justifiant cette position ne soit avancé lorsque je pose la question.

D'ailleurs le président Chirac qui était un fervent défenseur des ce culte idiot, essaye aujourd'hui de faire grossir les PME par un tas d'avantages peu stimulants.

Par contre, les arguments contre cette idée conservatrice, et même pas réellement protectioniste, ne manquent pas.

En effet, le plus gros problème macro-economique de notre pays est le recul significatif et permanent des exportations.
Il est certin que les PME ayant du fait de leur taille et activité, un réseau étranger extrèmement limité (voir nul pour une grande majorité), ne peuvent absolument pas exporter.
Et d'un autre côté, pour des raisons de coûts, ces mêmes entreprises vont se fournir auprès des grands groupes étrangers.
Le résultat est catastrophique : une balance commerciale qui se négative chaque jour depuis presque une dizaine d'année.
Et quand la droite nous dis que le déficit de l'Etat se résorbe grâce à eux, j'aimerais voir les chiffres de la dette étrangère qui parralèlement explose !

Cette argument à lui seul suffit à comprendre que la secte des PMistes appelle au suicide collectif de l'économie française.

Alors il est vrai que l'on peut considérer que le système PME evite la cotation en bourse, et cela permet une plus grande autonomie vis à vis du marché.
Mais autonomie de qui ? Du chef d'entreprise...
Mais est ce que le chef d'entreprise d'une PME, qui sont loin d'être tous intelligents et visionnaires, feraient seuls mieux marcher leur entreprise qu'avec un conseil d'administration ? Car je suis désolé de dire cela, mais le jour où l'on imposera une représentation des salariés egale à celle des investisseurs dans le CA, celui deviendra le seul réel module démocratique de l'entreprise.
Dans les PME, le chef d'entreprise, s'il est un peu stalinien ou venal sinon verreux, n'a aucun contre pouvoir capable de lui dire de s'en aller pour que la boite fonctionne.
D'autant que la bourse n'est pas obligatoire, c'est un choix qui n'est pas irrévocable.
J'ajoute que sans bourse, les entreprise sont obligées de contracter des prêts pour obtenir des fonds. Et payer des interêts aux banques par la suite.
En bourse, il "suffit" de mettre des actions en vente pour réaliser une levée de fond, et permettre des augmentations de capital.

Voilà pour ceux qui disent que les grandes entreprises sont manipulées par les actionnaires, et que c'est un danger !!!

D'autant que les grandes entreprises emploient de gros volumes de salariés, et que la richesse dégagé par salarié est beaucoup plus importante, ce qui interessant et pour la baisse du chômage ainsi que pour la réduction du déficit de l'état.

Et puis pour ceux qui ont ouvert les yeux et sont sorti de la secte (ca existe, j'en connais !), certains trouvent le moyen de dire que les PME ne peuvent pas grandir dans notre pays.
Soit, et pourquoi ? - Trop d'impôts !
Quelle belle excuse ! Et quelle betise !

La france est le pays qui subventionne et aide le plus les petites entreprises en Europe.
Et pourtant nous avons un des taux de croissance les plus faibles d'Europe.

Je ne trouve pas d'explication raisonnable à ce phénomène, et j'ai une idée qui m'est propre et peut être fausse, mais il me semble que beaucoup de PME ne grandissent pas, non pas parce qu'elle ne peuvent pas, mais parce qu'elle ne veulent pas !!
Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, mais il est vrai que l'on aime pas les entreprises dans notre pays, que nous avons peur des multinationales, et que les chefs d'entreprises se sentent moins résponsabilisés quand il reste "petit"

Mais il faut aussi parler d'avenir.
Tout le monde ici est d'accord sur le fait que la France, et l'occident en général, ne s'en sortira face à la main d'oeuvre pas chère que si le niveau d'innovation est élevé.
Et qui va financer cette recherche pour l'innovation ? L'Etat ? Ou les grandes entreprise qui sont les seules à en avoir les moyens ?

Alors comme je suis socialiste, je suis évidemment pour une certaine dose de controle et d'interventionnisme de l'Etat dans l'économie. Et c'est justement le défi de réussir à creer des multinationales qui puissent avoir dans l'Etat et l'Union, un contre pouvoir suffisant pour éviter les crises, et un developpement social harmonieux.

Car l'économie de marché à encore de nombreuses années devant elle, mais quand viendra sa fin, soit par l'épuisement du pétrole, soit grâce à le prise de conscience écologique, alors l'Etat devra trouver les solutions en pouvant encore influer sur l'économie.
Vous conviendrez qu'il sera dès lors plus simple de renconstruire sur les bases des grandes entreprises.

Et dans cette hypothèse, les pays libéraux se briseraient aussi facilement que le géant soviétique dans les années 90.

J'ai donc essayé de synthétiser mes idées autant que faire se peux, et que je vous aurais, sinon convaincu, du moins incité à la réfléxion sur une des valeurs idiotes et communément admise qui dessert le modèle français.

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